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Mon métal 2018

Année de découvertes! Seulement quelques groupes sur cette liste comptaient déjà parmi mes favoris. Pour le reste, beaucoup de nouveau!

Le plus attendu de l’année 

The Atlas Moth – Coma noir. Après The Old Believer, j’attendais avec impatience ce nouvel album. Et je n’ai pas été déçu. Il a joué souvent tout au long de l’année.

Ça a joué dans le char

Ghost – Prequelle. On dira ce qu’on voudra de Ghost, ils ont petit quelque chose d’accrocheur. Le vidéoclip de Rats déjà mélangeait savoureusement la danse et le pop-métal à tendance satanique. Mais le mieux avec Ghost, c’est que toute la petite famille a aimé ça. Les enfants connaissent les tounes par cœur (pas avec les bonnes paroles, mais bon, on peut pas tout avoir), et ça joue boucle dans le char.

Retour en force

Atrocity – Okkult II. Atrocity n’avait pas fait grand-chose qui m’ait fait  depuis triperAtlantis… en 2004. Avec Okkult II, ils sont en pleine forme.

Du synthwave?

Gost – Possessor. Le synthwave a la cote. Vous savez, cette musique qui sonne comme la trame sonore d’un film des années ’80? J’ai essayé plusieurs trucs. Perturbator est parfait pour faire de l’elliptique… Mais celui qui a marqué mon écoute est Possessor de Gost. À cause de la thématique horreur assumée. Il est un peu plus violent que les autres de sa catégorie.

Découverte goth

Lovelorn Dolls – Darker Ages. Entre le rock gothique et le métal, Lovelorn Dolls a rempli une case musicale fort intéressante cette année. Un album varié que je suggère aux amateurs de noirceur planante.

Des vampires!!! (Pas vraiment, mais on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a)

Le black métal vampirique manque dans la scène musicale actuelle.

Tribulation – Down Below. Black métal horrifique à saveur black’n’roll. Que dire de plus?

Blutvial – Mysteries of Earth. Ça décape le bon black métal violent et malsain.

Post-métal, avant-garde et progressif

Manes – Slow Motion Death Sequence. Encore une fois, Manes ne déçoit pas. Une petite merveille.

The Ocean – Phanerozoic I: Paleozoic. Un album que j’ai découvert avec plaisir, petit à petit, couche par couche. La voix de Jonas Renkse sur la pièce Devonian: Nascent fait patienter jusqu’au prochain Katatonia.

Ocean of Slumber – The Banished Heart. Métal gothique? Métal progressif? Un album superbe qu’il ne faut pas manquer.

Doom métal et autres dépressions

Mon genre métallique de prédilection est le doom-death ou le funeral doom. Voici mes coups de cœur de l’année de ce côté.

Altar of grief – Iris. Excellent doom-death de Régina en Saskatchewan. Leur label, Hypnotic Dirge Records, a été une superbe découverte cette année.

Evoken – Hypnagogia. Un album marquant de l’automne. Ici, Evoken ajoute des cordes à sa musique sombre pour un effet fort réussi.

Rome in Monochrome – Away from light. Dans la veine du Katatonia moderne. On se laisse bercer.

Tomb of Finland – Frozen Beneath. Du doom-death comme on l’aime.

Comatose Vigil A.K. Doom métal funéraire très noir.

Du folk avec un cœur de métal.

Thrawsunblat – Great Brunswick Forest. Faut l’écouter pour comprendre. Ça m’a pris quelques écoutes avant d’embarquer, mais ça a un charme certain, comme les grandes forêts canadiennes. La bonne musique pour partir en randonnée. Du métal pas métal.

Il y aura surement dans les prochaines semaines d’autres découvertes deuxmilledixhuitesques, comme les derniers Sigh ou In the woods… que je n’ai pas encore vraiment écoutés. En plus des découvertes sur les tops de fin d’année. Pour le reste, bonne année 2019!

Mon métal préféré de 2016

Cette année, j’ai ajouté 64 albums sortis en 2016 à ma collection. Beaucoup d’excellents albums. Je vous présente ceux que j’ai le plus aimés. Au fil de l'année, j’ai écouté la plupart des disques black, doom et death que les experts du domaine ont mis sur leur top 10, du bon stock, mais ma sélection reste assez différente. Je vous la présente autrement, aussi, parce qu’un top dix ne rendrait justice à personne.

Coup de cœur absolu 2016 : Wormfood – L’envers
Métal en français, littéraire et horrifique, comme un film à sketches gothique, érotique et sanguinaire à saveur de métal extrême, de doom et de black métal symphonique, avec une touche qui rappelle Type O Negative. Des frissons de bonheur traversent mon corps chaque fois que j’écoute cet album.

Surprise fromagère de l’année : Evergrey – The Storm Within
Écouté sur un coup de tête pour la première fois car je n’ai jamais aimé ce groupe, je suis tombé accro à cet album top cheesy. Je me sens coupable chaque fois. C’est bien trop kitch, pas assez hard, pas assez dark. Mais il m’a accroché et l’hameçon est bien enfoncé dans ma gorge.

Retour aux sources goth : Devilment – II - The Mephisto Waltzes
Dani Filth (de Cradle of filth) a sorti le deuxième disque de son spin-off en décembre. Je l’ai écouté en loop sans arrêt pendant deux semaines. Un excellent disque de goth métal très accrocheur au rythmes variés.

Top 3 métal avant-garde :
  1. öOoOoOoOoOo – Samen. Album de folie avec d’Asphodel de Pin Up Went Down. Un sublime mélange de genres (une orgie de genres?) que vous ne devez pas manquer. Il y a même une toune sur le microbiome! Vous savez bien que c’est un sujet qui me passionne.
  2. Terra Tenebrosa – The Reverses. Tordu et sombre. Un mur de son dérangeant comme il s’en fait peu. Pour la première fois, Terra Tenebrosa propose un album que j’ai eu envie d’écouter à répétition. Victoire!
  3. Black Hole Generator – A requiem to terra. Un intéressant album de post-métal. Rappelle un brin DHG.

    Pas écouté encore, mais je sais que ça va être bon : Free Salamander Exhibit – Undestroyed.

Top 3 black/death métal :
  1. Fleshgod apocalypse – King. Death symphonique royal. Livre la marchandise sur tous les aspects. Monolithique, élégant, lourd. Tout ce qu’il faut à la bonne place.
  2. Forteresse – Thèmes pour la rébellion. Black métal québécois sans compromis. Le black métal le plus près de la source du genre de 2016.
  3. Sorcier des glaces – North. Encore du bon black métal québécois, en particulier les passages en français.

Top 3 doom
  1. Katatonia – Fall of hearts. Ai-je besoin de présenter Katatonia? Un excellent album.
  2. Trees of Eternity – Hour of the nightingale. Un album triste, mais magnifique.
  3. Lycus – Chasms. Doom métal funéraire qui livre la marchandise à un rythme… très, très lent.


Huit autres albums à découvrir :
  • Cobalt – Slow forever. Je ne sais pas trop quoi dire, mais c’est bon.
  • Long night – Sorrow returns. Bon rock gothique, j’en veux plus!
  • Madder mortem – Red in tooth and claw. Métal progressif unique à découvrir.
  • The Vision Black – The Unknown. Ils expérimentent sur ce nouvel album, mais en conservant la thématique horrifique. Belle évolution du groupe.
  • Perturbator – The Uncanny Valley. Électronique rétro. Pour vivre comme dans un film des années ’80.
  • Votum - :Ktonik:. Progressif plutôt sombre. Une belle découverte.
  • Rïcïnn – Lïan. C’est magifique. Pas besoin d’aimer le métal pour aimer ça.
  • S.C.U.M. – Garden of shadows. Tout droit sorti de 1996. Sonne comme du vieux Tiamat.

Voici le reste de la liste.
Il y a de bien bonnes affaires dans cette section aussi, mais ça ne me tente pas de tout commenter. Les rares commentaires sont en italique.

  • The 69 eyes – Universal monsters. Bof… Pourquoi est-ce que je continue de suivre ce groupe?
  • Abbath – Abbath
  • Alcest – Kodama
  • Astronoid – Air. Très belle surprise.
  • Beseech – My Darkness, Darkness
  • Bloody hammers – Lovely sort of death. Une saveur à la Type O Negative
  • Cantique lépreux – Cendres célestes
  • Chthe’ilist – Le dernier crépuscule
  • Cult of luna/Julie Christmas – Mariner
  • Departe – Failure, Subside
  • The Foreshadowing – Seven heads ten horns
  • Gevurah – Hallelujah!
  • Gorguts – Pleiades’ Dust
  • Grave Misame – Endless Pilgrimage
  • Hail Spirit Noir – Mayhem in blue
  • Hand of despair – Bereft
  • Heavenwood – The tarot of the Bohemians – Part 1
  • In Mourning – Afterglow
  • In the woods – Pure
  • Inquisition – Ominous doctrines of the perpetual mystical macrocosm
  • Inverloch – Distance Collapsed : Excellent doom.
  • Khemmis – Hunted
  • King Dude – Sex
  • Lacrimas Profundere – Hope is here
  • Lake of violet – The startling testimony of plumb lines. A fait grincer les dents de mes collègues de bureau.
  • Latitudes – Old Sunlight. Excellent!
  • The lion’s daughter – Existence is horror
  • Muscle and marrow – love. Bel album à découvrir.
  • Novembre – URSA
  • Obscure sphinx – Epitaphs
  • October tide – Winged Waltz
  • Opeth – Sorceress
  • Plume Latraverse – Rechut! (Odes de ma tanière). Du bon Plume et du Plume passable. Mais je ne me plaindrai pas d’en avoir plus.
  • Psalm Zero – Stranger to violence
  • Saor – Guardians
  • Sons of providence – A conscious end to suffering
  • Spektr – The art to disappear
  • Sylvaine - Wistful
  • Subrose – For this we fought the battle of ages
  • Vainaja – Verenvalaja
  • Vektor – Terminal Redux
  • Victor Love – Technomancy
  • The Von Deer Skulls – The Rest is Silence
  • Wormed – Krighsu. Ça blast sur un temps rare. Du bon death brutal sans être redondant. Thématique SF.


Et sur ce, bonne année!

Mes choix musicaux pour 2015

Ma liste de musique de l’année compte 69 albums. En la relisant, je me rends compte que plusieurs disques (pour la plupart dématérialisés) m’ont procuré de bons moments d’écoute, mais choisir les plus importants dans la liste s’est avéré plutôt facile. Ça en donne neuf. J’aurais bien pu en choisir un dixième, pour faire un « TOP 10! », mais voici l’essentiel de mes écoutes de 2015, en ordre alphabétique.

A swarm of the sun – The Rifts. Découverte de l’année. J’ai écouté The Rifts plus qu’aucun autre disque cet automne. Des rythmes répétitifs et obsédants à la My Dying Bride. Une instrumentation discrète, loin de l’extrême, un peu dans le style du Katatonia actuel.

Arcturus – Arcturian. Je ne m’attendais pas à entendre du nouveau matériel d’Arcturus. Si Sideshow symphonies avait été une déception (certains passages agressaient un peu l’oreille, pas d’une manière agréable), Arcturian capture l’essence de Arcturus : du métal cosmique et progressif, avec une dose de théâtralité et une touche d’électronique.

Code –Mut. Tout ce que j’aime du métal avant-gardiste dans un seul album. De l’innovation, de l’émotion, un peu de métal crounchant (mais pas une grosse dose), des excellents musiciens, des passages qui font frissonner. Le groupe Code a atteint sa maturité et c’est un plaisir intense d’écouter Mut.

DHG – A Umbra Omega. Supervillain Outcast est un de mes albums cultes. Brutal et innovant, avec une thématique de superhéros (ou plutôt de supervillains). Cette fois, à l’opposé du métal extrême over-the-top, DHG offre un métal avant-gardiste et extrême à la saveur introspective et contemplative.

Katatonia – Sanctitude. Encore un album de réinterprétations! Cette fois, c’est un live acoustique. Un peu dans la veine de Dethroned and uncrowned, mais live. Vivement du nouveau matériel!

My Dying Bride – Feel the misery. Comme l’indique le titre de l’album, la misère est palpable dans ce doom comme sait si bien le faire My Dying Bride. Les derniers disques étaient bons, mais celui-ci est un brin plus accrocheur (autant que du doom métal puisse être accrocheur).

Myrkur – M. Du black métal scandinave fait aux États-Unis. Ça sent bon la forêt et le métal noir. Ce disque ne fait pas l’unanimité, certains détestent, d’autres adorent. Ça me rappelle des sonorités de la fin des années ’90. J’aime ça.

Polichinel – Apocalypse en Ré Mineur. Le dernier album de Polichinel. Un peu plus rap, un peu moins indus. Toujours aussi authentique et trash. Polichinel est un des rares musiciens avec une démarche artistique intégrée. C’est un artiste qui m’a marqué au cours des dix dernières années. Il explique sa fin dans une entrevue sur http://www.verdammnis.com/interviews.php?id=119 et dans sa chanson Ryuk.

Wilderun – Sleep at the Edge of the Earth. Un des meilleurs albums de métal folklorique que j’ai entendu. C’était rafraichissant de découvrir cet album cet été, assis sur la terrasse, par mes hauts parleurs extérieurs tous neufs. Chaudement recommandé si vous êtes fans du genre, ou non.

Bienvenue en 2016!

The Five, de Robert McCammon

Il y a des livres qu'on découvre par hasard dans les rayons d'une librairie, qui nous emportent dans une histoire prenante et qui viennent nous chercher encore plus profondément. The Five a été pour moi un de ces livres. Je me suis fait attraper au vol par le nom de l'auteur, que je ne m'étais jamais donné la peine de lire, puis par l'illustration de couverture et finalement par la première phrase.
"Nomad decided he would have to kill the waitress."
De prime abord, l'histoire n'est pourtant pas si originale. The Five, un groupe rock, amorce sa dernière tournée, qui tourne mal quand un vétéran de la guerre en Irak, un snipper, décide de les éliminer.

Mais c'est bien plus qu'un simple thriller. C'est l'histoire de personnages vivants et humains qui poursuivent leur passion alors même que la mort est à leurs trousses. D'artistes qui tentent malgré les pressions de l'industrie et les dangers de leur situation de vivre selon leurs valeurs et de mener a bien leur dernier projet commun, composer une ultime chanson. À cela s'ajoute une couche de métaphysique subtile et bien menée, une réflexion sur la guerre et l'état dans laquelle elle laisse les soldats, l'importance de la créativité et du sens du devoir, la force d'être fidèle à ses valeurs, la puissance de la musique.

Et refermer le cercle par un petit geste magistral.

Une oeuvre impressionnante. Je ne saurais trop recommander The Five de Robert McCammon.

Top 5 musical 2013, métal et weird

Dans ma playlist de 2013, il y avait 61 albums. Pourtant, ça a été facile de sortir un top 5. Voici :

1. The Spider Hole, Royal Spend

Cinq ans après le fantastique Vainglorious, The Spider Hole récidive avec Royal Spend, encore une fois un heureux mélange, de rock, de boogie, de goth, de déprime, d'humour et d'ironie. Si vous en avez entendu parler, c'est probablement de ma bouche. Sinon, allez découvrir ce groupe immédiatement.

2. Watain, The wild hunt

Comme il a tourné cet album! C'est surtout de la faute de la chanson "They rode on", une méga balade de la mort (ma toune de l'année). Quand un groupe de black métal crasseux décide de faire une balade, ça a du power en steind'beu. Et l'histoire racontée par cette chanson est une excellente histoire d'horreur. Mais il n'y a pas que ça sur cet album, une sublime alternance de violence extrême et de lenteur, le tout enveloppé dans un intense voile de ténèbres.

3 . Avatarium, Avatarium

Une surprise! De la musique qui sonne comme du vieux Black Sabbath, mais avec, à la voix, une femme à la voix sublime. Les paroles sont à la limite du cute, mais elles sont bien écrites et ça rachète magnifiquement la chose. À mettre dans toutes les oreilles.

4. Vulture Industries, The Tower

Un gros feeling steampunk sur cet album de métal/rock avant-gardiste. Une belle évolution pour ce groupe qui se démarque avec ce nouvel opus. Le son de ce nouvel album n'est pas si loin de The Spider Hole, en plus lourd. "You know the dead won't mind..."

5. Regarde les hommes tomber, Regarde les hommes tomber

Le label français Les acteurs de l'ombre a fessé fort cette année avec les nouveaux Pensées nocturnes (le très particulier et victorien Nom d'une pipe!) et Way to end (le très sombre Various shades of black), mais c'est Regarde les hommes tomber qui m'a le plus marqué. Sombre, lourd. Un plaisir noir à la frontière du doom et du black.

Une belle liste éclectique! J'aurai sûrement autre chose à dire sur la musique de 2013 d'ici quelque temps...

Ma toune de papa



i wonder what she dreams about
perhaps my arms that hold her tight
all the love that warms her heart
peaceful sleep till dawns new day

i will always keep watch over you
to keep you safe when you are scared

before her sleep she lies awake
with wonder and angelic thoughts
so much to learn in one lifetime
hand in hand we'll walk for hours

when the water becomes too deep
ill be the one who pulls you free
your dreams inspire me
to be the best man i can be
to never let you down
and make you proud of me
someday you'll be on your own
memories will make you smile
think back to those dreams
to remember me

i wonder what she dreams about
perhaps my arms that hold her tight
all the love that warms her heart
peaceful sleep till dawns new day

i will always keep watch over you
to keep you safe when you are scared

Retour sur 2010, l'année en musique

En musique cette années: plusieurs découvertes, quelques déceptions, un peu d'indifférence et de belles surprises. Je vous présente mes commentaires sous forme de liste à puces.

Les découvertes: deux albums de rock gothique européen, un peu de nouveauté dans ce genre qui se noie trop souvent dans les clichés.
  • Le groupe de rock gothique Lord of the lost m'a impressionné avec Fears, un album fougueux qui revigore le genre.
  • Le français Polichinel est ma découverte de l'année, surtout avec l'album Face B, Le secret, qui raconte l'histoire d'un musicien amoureux de sa poupée de ventriloque. C'est probablement l'album que j'ai le plus écouté cette année. Polichinel a aussi sorti le correct L'asymétrie du dramaturge, qui ne m'a pas fasciné autant que Face B.
Le meilleur
  • Mar de grises, Streams inwards de Mar de grises est un des meilleurs albums doom métal de l'année.
  • Sigh propose un des meilleurs albums de black métal avant-gardiste et orchestral avec Scenes from Hell, que j'ai déjà commenté.
  • Le groupe de death métal folk Amorphis m'a surpris avec Magic and Mayhem, un magnifique album pour lequel il ont réenregistés plusieurs de leurs vieilles chansons ainsi qu'un excellent cover de Light my fire des Doors.
  • Enslaved a atteint de nouveaux sommets de black métal avant-gardiste avec Axioma Ethica Odini, un digne successeur à Vertebrea.
Les déceptions: Pas nécessairement mauvais, mais pas aussi bon qu'attendu.
  • Pin up went down m'a un peu déçu avec 342, un bon album qui n'avait malheureusement pas l'attrait compulsif de 2 Unlimited, leur album précédent.
  • Le chansonnier gothique Voltaire s'est lancé dans le country avec Hate lives in a small town, un disque que je n'ai pas eu le courage d'écouter plus de quelques fois.
  • J'attendais avec impatience Set Sails to Mystery, du groupe de métal gothique horrifiant The vision bleak, mais il était malheureusement en dessous de mes attentes, par manque de grandiloquence.
  • Malgré le changement de chanteuse, Tristania propose un album intéressant avec Rubicon, même s'il n'est pas mémorable.
Le black métal: Une excellente année pour le black métal symphonique (ie commercial) ou avant-gardiste. Plusieurs de ces disques auraient pu être classés dans "Le meilleur".
  • Abrahadabra, de Dimmu Borgir, est un excellent album de black métal symphonique avec un apport orchestral.
  • Cradle of filth m'a surpris avec Darkly, darkly, Venus aversa, un album peu original qui reprends même quelques riffs déjà entendus sur des albums antérieurs. Cependant, je ne peux m'empêcher de l'écouter à répétition.
  • Transcending Bizarre? propose un excellent album de black métal avant-gardiste avec The Misanthrope's Fables. Très, très bon.
  • Le nouveau Deathspell Omega, Paracletus, est une intéressante mouture de black métal avant-gardiste qui requiert plusieurs écoutes pour apprécier pleinement.
  • Le groupe de black métal Drudkh propose une ambiance sombre et lugubre magnifique avec Handful of stars.
  • The Epigenesis de Melechesh était un intéressant mélange de black métal et de musique du Moyen-Orient.
Les autres
  • Curse of the red river, de Barren Earth, est un bon exemple de métal folk, mais ce ne pas le meilleur album du genre sorti cette année.
  • A forest of stars propose un album doom atmosphérique intéressant avec Oportunistic thieves of spring.
  • Abigor ne m'a pas accroché avec Time is the sulphur in the vains of saints
  • Le groupe Autopsy, avec son mini-CD The tomb within, propose un death métal enjoué. Leur chanteur m'a rappelé avec plaisir un Peter Steele à ses débuts.
  • Dark the suns, avec Sleepwalking in a nightmare, propose un bon métal gothique même s'il ne renouvelle pas le genre.
  • Le groupe de métal folk Eluveitie propose un album accrocheur (mais pas assez hard à mon goût) avec Everything remains (As it never was).
  • The final frontier de Iron Maiden m'a agréablement surpris.
  • Le groupe français Les discrets propose un métal dans le même genre que Katatonia avec leur album Septembre et ses dernières pensées.
  • Le mini-CD Where dream and day collide de Madder mortem est un excellent exemple de métal progressif.
  • Perfectly defect, de Mortiis, était gratuit en téléchargement, mais sans intérêt.
  • Rotting Christ proposait Aealo, un album intéressant auquel je n'ai pas accroché.
  • Sideris Noctem propose un métal gothique correct au titre pathétique avec Wait 'Till the time is RIPe.
  • Perdition Calls, de Tales of dark, était un album de métal gothique décent.
  • Avec comme chanteur Paul Kuhr (de Novembers Doom), These are they déchaîne un death métal brutal dans Disposing of betrayers, un album dont le goût s'acquiert avec l'écoute.
  • Tales of woe, de Touch the spider!, m'a laissé indifférent.
Finalement, je ne pourrais écrire ce billet sans mentionner le décès au printemps dernier de Peter Steele, chanteur de Type O Negative, qui laissé de métal gothique orphelin. Notons aussi le décès de Dio, les problèmes de coeur de King Diamond et le séquençage du génome de Ozzy Osbourne.

Diverses averses perverses

En ce jour pluvieux, je vous inonde de faits divers pervers.

On arrive bientôt en octobre, alors je vous propose un sondage sur les chansons les plus terrifiantes afin de découvrir de la nouvelle musique pour l'Halloween. Votez sur SongVote.

Le nouveau EP de Autopsy, The tomb within, me fait penser à du Carnivore. La voix du chanteur n'est pas trop loin de celle de Peter Steele quand il grogne.

Écouter du Mortician pour la musique, c'est comme lire Playboy pour les articles. (C'qu'on aime ce sont les extraits sonores de films d'horreur!)

Mon ordi est chez le docteur depuis deux semaines. Depuis, j'écris avec un crayon et du papier. Ma productivité a augmenté. J'ai écrit plusieurs pages dans l'autobus. Scène de sexe gore avec un biquet qui lit par-dessus mon épaule.

Brins d'éternité 27 était très cool. J'ai particulièrement aimé les nouvelles de Jonathan Reynolds, Geneviève Blouin et Alexandre Lemieux.

Depuis deux mois, chu chanceux, j'ai gagné deux CDs (These are they et Dir en grey) et un DVD (Blood bath, 12 films d'horreur indépendants) en participant à des concours sur le net. Merci à The End Records et à Rue Morgue.

La version "torture" de la couverture du numéro 4 du comic book Crossed est peut-être la plus gore de l'histoire de la BD.

On a installé une cage dans la cour pour attraper l'animal qui fouillait dans notre composteur. On pensait que c'était un raton, mais on a pogné une mouffette!

Le nouveau numéro de Cemetery Dance (spécial Bentley Little) est très bon. Je n'avais jamais lu les nouvelles de Little, mais elles sont excellentes. Ce qui est étrange dans les revues imprimées, c'est que parfois elles sont en retard sur l'actualité. Dans le monde intemporel où existe cette revue, Leisure Horreur fonctionne encore full pine et emploie encore l'éditeur Don D'auria.

Si vous aimez la musique malsaine sans être trop heavy, essayez Polichinel.

Si vous aimez le folk obscur et les voix embrumées, essayez The Rohan Theater Band.

Le chansonnier gothique Voltaire viens de sortir un disque country. Son écoute me laisse perplexe.

Notre fille aime les citrouilles. Elle voit aussi des clowns cachés un peu partout. Ça, c'est un peu freakant.

J'ai perdu ma voix

Peter Steele est mort. Le métal gothique a perdu sa voix, et moi aussi. Son chant grave et profond a hanté le début de ma vingtaine et je le retrouve encore avec plaisir. Cependant, comme il le chantait si bien... everything dies...



Leur plus grand succès



Le côté romantique de Peter Steele



Repose en paix, Petrus T. Steele.

Scenes from Hell, de Sigh

Les mots me manquent souvent pour décrire la musique. C'est facile de dire qu'un album est bon, mais comment transformer ces impressions en mots? Parfois, une ambiance se dégage. Parfois, le sujet d'un album donne matière à discussion. Parfois, la musique est simplement géniale. En général, je me contente d'une phrase sur twitter ou facebook pour recommander un album. Dans des cas spéciaux, un court billet sur un ou plusieurs albums. Aujourd'hui, c'est Scenes from Hell de Sigh, un groupe de black métal avant-gardiste venant du Japon qui me force à vous parler de musique. Leur musique est intense et, sur cet album, ils sont accompagnés par un orchestre symphonique. Ne vous méprenez pas, l'orchestre n'est ni pompeux, ni caché derrière le métal. Tout est intégré à merveille. Les solos de guitare électrique côtoient les solos de Sax. Les violons portent la musique extrême vers un horizon à la fois mélodique et violent. Le chanteur David Tibet, du groupe folk apocalyptico occulte Current 93, fait aussi une apparition à mi-chemin entre narration et incantation. J'écoute ce disque depuis deux semaines presque sans arrêt et j'y découvre encore des merveilles musicales. Cet album sera probablement l'un des meilleurs de l'année en ce qui concerne le black métal, et peut-être le métal tout court. Visitez leur MySpace pour goûter leur musique.

Retour sur 2009, l'année métallique

Une bonne année, somme toute, pour la musique sombre et lourde. Même si peu d'albums m'ont jeté par terre, la plupart des sorties des groupes majeurs étaient très bonnes. J'ai aussi découvert de nouveaux groupes fort intéressants.

Plusieurs pionniers du métal gothique ont sorti des disques cette année. Faith divides us, death unites us, de Paradise lost était un bon album d'un groupe que je n'apprécie pas particulièrement. Malgré le départ de Anneke, The west pole de The gathering a su conserver mon attention. Ce n'est malheureusement pas le cas de Forever is the world, de Theatre of tragedy, un de mes groupes fétiches, pour qui le remplacement de Liv Kristine par Nell (de The crest) vire en queue de poisson sur ce deuxième album post-Liv. Nell a une voix qui tape rapidement sur les nerfs et, même si la musique est excellente et que certaines chansons ont une lourdeur fort appréciée, je ne peux tolérer que quelques chansons à la fois. Aussi, Raymond, le chanteur, n'avait pas une place assez grande sur l'album. For lies I sire, de My dying bride ne révolutionne pas le doom métal, mais c'est un très bon album avec plusieurs passages mémorables, dont une chanson presque exclusivement grognée (oui, c'est un commentaire positif). Skyforger, de Amorphis, n'était pas parfait comme leur album précédent, Silent waters, mais il était tout de même très bon.

D'autres groupes plus récents donnant dans le métal gothique ont aussi sorti de bons albums. Shallow life de Lacuna Coil était un bon album a écouter en voiture par une journée ensoleillée. L'ambiance sombre et planante de Blood of bacchus, de Ava inferi, était parfaite pour les longues journées d'hiver. Njord, de Leaves Eyes, groupe composé de Liv Kristine et des membres de Atrocity, n'a pas capté mon attention. Avec Into night's requiem infernal, Novembers doom continue la lancée amorcée sur The novella reservoir avec un disque très solide qui allie les chansons très lourdes et les balades pink floydesques. Après un disque décevant, Katatonia revient en force cette année avec Night is the new day, un album de métal dépressif progressif qui rivalise sans honte avec Damnation, de Opeth. Quoiqu'assez tranquille, l'album se laisse apprivoiser et devient vite un plaisir récurrent.

Gnaw their tongues est la découverte macabre de l'année. All the dread magnificience of perversity serait la trame sonore idéale pour un roman de torture porn racontant l'histoire d'un psychopathe qui dépèce ses victimes vivantes dans un sous-sol mal éclairé pour leur arracher la peau, en faire des vêtements pour une poupée gonflable qu'il utilisera finalement afin de satisfaire sa libido perverse.

Avec The divinity of oceans, Ahab produit encore un très bon disque de doom funéraire nautique. Those whom the gods detest de Nile se laisse écouter avec un plaisir soutenu. Du death métal comme je l'aime, avec plusieurs passages doom. Le groupe Isis a été une belle découverte avec Wavering radiant, qui m'a beaucoup plus.

Côté black métal, Wolves in the throne room ont sorti un album, Black cascade, et un EP, Malevolant grain, ce dernier étant particulièrement intéressant. Le black métal américain est en santé. Slaves of the world, de Old man's child était un bon hybride de black métal et d'industriel. Resplendent grotesque, de Code, produit un black métal avant-garde proche de celui de Dodheimsgard (DHG), avec qui il partage plusieurs membres. Les nouveaux venus Transcending bizarre? proposent un album, The four scissors, avec des hauts et des bas, mais qui est somme toute très réussi. Mononc' Serge et Annonymus ont produit L'académie du massacre, qui était musicalement très bon, mais dont les paroles étaient assez primaires. Black clouds and silver lining, de Dream Theater, ne m'a pas accroché.

Côté musique gothique-folk, Aleph at halucinatory mountains de Current 93 m'a laissé froid. Mon coup de coeur industriel revient à Epochate, avec Chronicles of a dying era, un album épique racontant la fin du monde. Showtunes for the recently deceased, de Joe Black, était sympathique.

Côté spectacles, j'en ai vu un seul cette année, soit Septic Flesh, Satyricon et Cradle of filth au Capitole de Québec en janvier dernier. Septic Flesh donnent une prestation monumentale à l'image de leur dernier album, Communion. L'aspect black'n'roll de Satyricon fut une belle découverte. Cradle of filth donnent un spectacle divertissant et ils ont joué un bon éventail de leurs chansons, dont plusieurs provenaient de vieux albums.

Les titres les plus importants de 2009 ? Night is the new day de Katatonia, Wavering radiant de Isis et Those whom the gods detest de Nile.

Quels sont les disques les plus attendus pour 2010 ? Pin up went down et Unexpect.

Alone, de Poe, en musique

Le poème Alone de Edgar Allan Poe a été mis en musique à plusieurs reprises. Ce poème est idéal pour une chanson, car il n'a que 22 vers (non, pas des vers, des vers!). Commençons par lire le poème dans sa version originale

Alone, par Edgar Allan Poe (source).

From childhood's hour I have not been
As others were---I have not seen
As others saw---I could not bring
My passions from a common spring.
From the same source I have not taken
My sorrow; I could not awaken
My heart to joy at the same tone;
And all I lov'd, I loved alone.
Then---in my childhood---in the dawn
Of a most stormy life---was drawn
From ev'ry depth of good and ill
The mystery which binds me still:
From the torrent, or the fountain,
From the red cliff of the mountain,
From the sun that 'round me roll'd
In its autumn tint of gold---
From the lightning in the sky
As it pass'd me flying by---
From the thunder and the storm,
And the cloud that took the form
(When the rest of Heaven was blue)
Of a demon in my view.

Et maintenant, en musique, voici une version progressive-folk par Green Carnation. Cette version est bonne pour toutes les oreilles !



Ensuite, une version black métal avant-garde par Arcturus. Plus heavy cette fois.



Et finalement une version gothique néo-classique par Sopor Aeternus and the ensemble of shadows. L'intérêt de ce groupe est surtout dans son image dérangeante; le groupe est mené par un transgenre qui se prend pour une vieille fille dépressive...

Le problème avec les zombi(e)s

-- Le problème avec les zombi(e)s, c'est...
-- ... qu'ils ont tendance à être réduits en bouillie par des ébats trop fougueux ?
-- Non Ray, c'est pas ça le problème avec les zombi(e)s.
-- Alors c'est quoi le problème avec les zombi(e)s ?
-- Le problème avec les zombi(e)s c'est qu'on ne sait pas trop comment l'écrire en français. Dans mon article sur Le protocole Reston, j'ai utilisé zombi, parce que je croyais que zombie avec un e n'était pas bon en français. Pourtant, j'aime mieux zombie avec un e, ça fait plus peur et ça a moins l'air de sortir de légendes vaudou.
-- Fred, selon Antidote, on peut l'écrire zombi ou zombie. Selon le ti-bob aussi. Pis Marie-Éva, ben elle n'en parle pas dans son Multidictionnaire, fake on a pas à se badrer avec ça.
-- Crap, j'aurais dû vérifier avant. Merci Ray.
-- Mais c'est quand même vrai que c'est trop mou un zombie. Voltaire le chante si bien...


Symphonies de la nuit...

Certains artistes musicaux semblent ne pas vouloir se triturer l'esprit avec les affres de la production de CDs et de la distribution de ces derniers. En 2000, j'ai découvert Novembers Doom avec deux albums gratuits en format real-audio sur leur site web. Ce fut une découverte importante dans mon monde musical. Voici quelques albums complets que les artistes eux-mêmes ont rendu disponibles sur leur site Web.

Valkiria, du métal gothique atmosphérique. Au moins trois albums disponibles (plus un lien qui ne marche pas). Ces albums à l'ambiance sombre et froide se prêtent particulièrement bien aux froides journées d'automne.

Maudlin of the Well donne dans le métal avant-garde. Plutôt jazzy et progressif, l'album Part the second a été produit grâce au soutient financier de 87 fans.

Vernian process, un groupe de musique goth/steampunk adapte à son style musical des classiques du jeu vidéo, entre autres Castlevania, le jeu d'horreur par excellence sur le NES. A Cursed Legacy - The music of the Castlevania series Parfait comme musique d'ambiance pour Halloween.

Heureuse pluie dépressive

Un été de merde, tous vous le diront :

"Cé gris"
"Y fait pas beau"
"Y pleut tous le temps"

Oubliez ces rengaines !

Ma saison préférée, c'est l'automne. C'est gris, c'est sombre, c'est venteux. L'ambiance idéale pour lire de l'horreur et écouter de la musique sombre et dépressive. Alors, pourquoi me plaindre devant un été nuageux et pluvieux quand je n'ai qu'à loader mon lecteur mp3 et me laisser transporter dans les affres de la plus aggréable des torpeurs. Et en bonus, ce type musical favorise de beaucoup mon esprit scientifiquer et horrifique. C'est excellent pour la concentration.

Alors voici quelques suggestions musicales appropriées pour la météo que l'on a cet été. Avec quelques commentaires et un lien vers leur myspace.

Isis - Wavering radiant
À la frontière de l'alternatif et du doom.
Relax.
http://www.myspace.com/isis

Ahab - The call of the wretched sea
Doom métal funéraire nautique.
Inspiré par Moby Dick.
Un mur de son lourd et lent.
Le vocal est tellement grave et profond qu'on dirait que la baleine chante...
http://www.myspace.com/ahabdoom

Ava inferi - Blood of Bacchus
Métal gothique portuguais.
La chanteuse a une voix superbe et planante.
http://www.myspace.com/avainferi

Novembers Doom - Into the night requiem infernal
Doom métal avec des paroles "positives"
Musique très lourde, limite death métal
http://www.myspace.com/novembersdoom

Face de cochon, face de singe

Hier, on a fait garder la plus grande fan du Cthulhu rose pour aller voir Beast au Festival d'été de Québec. Ils ont donné un excellent show. C'est plus lourd live que sur l'album, alors c'était encore meilleur. Après, c'était Les Claypool.

Qui cé qu'cé ça ? C'est le bassiste de Primus.

Je suis curieux et je convaincs les gens qui m'accompagnent de rester, histoire de le découvrir. Je ne leur en dit pas trop, histoire de ne pas les terrifier.

De mon côté, je n'ai jamais été fan de Primus; trop joyeux à mon goût. Mais quand même, la musique bizarre et avant-garde, j'adore. Unexpect, Sleepytime Gorilla Museum, Pin Up Went Down, Carnival in Coal et autres, c'est dans ma playlist de tous les jours. J'ai été servi. Le groupe comprenait un bassiste (Claypool), un drummer, un violoncelliste et un xylophoniste/percussionniste. Ça donne des sons hors du communs et un beat plutôt inclassable. Une performance enlevante et sans failles. Je n'avais jamais vu un solo de xylophone qui rentrait au poste. Certaines séquences utilisaient deux drums; c'était intense.

Même mes compagnons, qui n'écoutent pas nécessairement ce genre de musique (sauf un barbu amateur de progressif), ont adoré. Je ne sais pas sur disque, mais en spectacle ça vaut le déplacement.

Métal d'horreur, Moonspell live en DVD

Sorti en décembre en Europe, le DVD double Lusitanian Metal du groupe de métal gothique portugais Moonspell vient d'arriver au Québec. J'avais perdu espoir de le voir en magasin, mais je le visionne au moment même où j'écris ces lignes. Le premier DVD renferme un concert live tourné en 2004 à Katowice, mais ce n'est pas de ça dont je veux parler. C'est un excellent DVD live, avec certaines de leurs meilleures chansons, mais l'intérêt de ce produit n'est pas le programme principal...

Le plus intéressant, c'est le deuxième DVD, une série d'extraits provenant de 16 concerts, avec deux à huit chansons par concert. En passant par leur premier spectacle, puis des extraits de leurs tournées jusqu'à celle de The Antidote. Ma seule tristesse concernant le DVD c'est qu'il ne contient pas d'extraits de la tournée Memorial, qui s'était arrêtée à Québec.

La qualité des films varie du professionnel jusque, pour les premiers spectacles, à une caméra installée sur un trépied dans le coin de la salle. Étrangement, l'ambiance est inversement proportionnelle à la qualité de l'enregistrement. Le meilleur du DVD est la partie où ils faisaient la première partie de Cradle of Filth, en 1994. La qualité visuelle et sonore est merdique, avouons le, mais l'ambiance de ce spectacle et la mise en scène (qui serait kitch si Fernando n'avait pas autant de charisme et si la musique ne déménageait pas autant) m'ont fait regretter l'épode gothique de la fin des années 90. Fernando porte une cape de vampire pour chanter Vampiria et des spectateurs se jette constamment sur la scène. On voit clairement la paire de bouncers les ramener dans la foule. Pour revenir à la musique, cette interprétation de Vampiria rappelle plus du funeral doom métal que la version plus gothique de l'album. Wow.

Un autre extrait qui m'a beaucoup plut est l'un des spectacles de la tournée Darkness and Hope, où le spectacle est tournée par une caméra installée à la régie. On sent vraiment l'ambiance, car on voit la fumée, le jeu de lumière et la foule. Pour la chanson Angelizer, Fernando porte des ailes métalliques qui, au moment où je me demandais si c'était cool ou mauvais, se mirent à cracher des étincelles au moins deux-trois fois plus hautes de Fernando, et ce n'est pas peu dire.

Bref, pour les fans, c'est un must. Mais ce n'est pas là où je voulais en venir. En regardant ces extraits de spectacles, ça m'a rappelé pourquoi j'aimais ce groupe et ce qui m'avait attiré dans ce genre de musique : l'ambiance horrifiante et gothique à l'extrême. Pas juste du satanisme de pacotille comme le font de nombreux groupes métal, mais une vraie vision de l'horreur sous forme musicale.

Top 5 métal avant-garde

1. Pin up went down - 2 Unlimited
2. Unexpect - In a flesh aquarium
3. Carnival in Coal - Fear Not
4. Ulver - Themes from William Blake
5. Arcturus - La masquerade infernale

Green Carnation

A blessing in disguise.
Un album du groupe Green Carnation.
Du métal tranquille plutôt accoustique mais très intéressant.
Je crois que je deviendrai peut-être acro.
Mais ce n'est pas garanti.
Prog et mélancolique.
Doom de coeur.
Pas de corps.