L'arbre maléfique à Trois-Rivières

« Pour les jeunes lecteurs aventureux qui veulent avoir une bonne frousse, c'est un roman tout indiqué. » Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le libraire jeunesse Pierre-Alexandre Bonin!

Vendredi et samedi prochain, je serai au Salon du livre de Trois-Rivières pour vous présenter L'arbre maléfique, un roman épeurant pour les 9 ans et plus. Venez me voir aux Éditions du Phoenix, stand 8-9!

Vendredi 24 mars 2017 : 12h à 14h et 15h à 18h.
Samedi 25 mars 2017 : 12h à 14h et 17h à 20h.

Pour en apprendre plus sur le livre, je vous recommande de visionner cette critique vidéo.



Ou encore de lire cette critique sur le site Campagne pour la lecture.

J'ai hâte de vous rencontrer à Trois-Rivières! Êtes-vous assez courageux pour affronter l'arbre maléfique?

PS : La photo d'en dessous montre le vrai sentier menant au vrai arbre qui a inspiré l'histoire! Bien que l'arbre n'était pas réellement maléfique, il avait bien fait peur à l'enfant que j'étais dans le temps.


Bilan markéting 2016 de La Maison des viscères – Des changements dans Éviscération

Les dernières nouvelles de mes expérimentations en markéting numérique datent de décembre 2015. Il est plus que temps de faire une mise à jour !

Vous n’aimez pas qu’on parle de livres et d’argent dans la même phrase ?


Pour faire des livres, ça prend des sous et pour avoir des sous, il faut vendre des livres. Pour vendre des livres, il faut recruter des lecteurs, et pour recruter des lecteurs, il faut promouvoir ses livres ! C’est pour démystifier cet aspect que j’ai écrit cet article et, avec un peu de chance, aussi aider d’autres microentreprises à se faire connaitre.

Stratégie d’acquisition de lecteurs 2016


Pour l’année 2016, j’ai basé le markéting de La Maison des viscères sur la publicité Facebook et sur notre infolettre Éviscération, en particulier les courriels automatisés après l’inscription. En bref, une publicité Facebook menait les gens sur une page qui proposait d’obtenir une liste de 85 récits d’horreur québécois s’ils s’inscrivaient à Éviscération. Tous les mois, ils recevaient une infolettre sur l’horreur. En plus, une fois inscrits, les nouveaux membres (les éviscérés) recevaient une série de courriels automatisés. Quelques messages étaient envoyés dans les premiers jours pour présenter La Maison des viscères et ses livres. Ensuite, le jeudi toutes les deux semaines pendant environ 4 mois, les éviscérés recevaient un extrait d’une novella de La Maison des viscères.

L’objectif de cette stratégie était de :
  1. Familiariser les éviscérés avec La Maison des viscères.
  2. Les convaincre de lire un de nos livres.
Plusieurs éviscérés m’ont écrit pour me dire qu’ils étaient vraiment contents de recevoir les extraits de livres. Y’i:oopi ! D’autres l’étaient moins et ils se sont désinscrits de l’infolettre. Au total, 54 personnes se sont désinscrites des courriels automatisés, sur environ 700 inscrits qui les ont reçus. Pas si mal. Ça a l’avantage de garder l’infolettre en santé, car les gens qui ne sont pas vraiment intéressés par la littérature d’horreur se désinscrivaient. Je considère donc que l’objectif 1 de cette stratégie est atteint : beaucoup plus de gens connaissent maintenant La Maison des viscères et ce qu’elle fait ! J’ai même été reconnu par un fan d’horreur alors que je me promenais au Salon du livre de Montréal.

Maintenant, examinons l’objectif numéro deux. Combien de ces éviscérés ont été convertis en lecteurs ? Pour expliquer le jargon de markéting, une conversion se produit quand une personne accomplit une action désirée par l’entreprise qui fait la pub. Dans le cas de ce deuxième objectif, on peut estimer le nombre d’éviscérés converti en lecteurs en mesurant le nombre de ventes de livres. La difficulté dans ce cas est de séparer les gens qui achètent grâce aux courriels automatisés de ceux qui le font après avoir reçu l’infolettre mensuelle ou d’autres publicités. Cependant, pour savoir si ça fonctionnait, je n’ai pas eu besoin de faire ça. Je n’ai eu qu’à évaluer les couts/bénéfices généraux de cette stratégie. En gros, j’ai calculé lequel des deux chiffres suivants était le plus grand :

Publicité Facebook +
Frais d’abonnement à Mailchimp (dépend du nombre d’abonnés)

VS

Revenu de vente de livres -
Cout de fabrication -
Redevances aux auteurs

J’ai été vraiment déçu quand j’ai réalisé que les frais de markéting étaient plus grands que les revenus engendrés par la stratégie. Eh oui, la proportion de gens s’abonnant à Éviscération et faisant un achat n’a pas permis de rentabiliser le cout des nouveaux membres en 2016. Par contre, cette approche a eu un impact extrêmement positif sur la notoriété de La Maison des viscères et de ses livres. Ça vaut son pesant de gore.

Qu’est-ce qu’on fait alors ?


Mettre en place une nouvelle stratégie pour 2017


Dans un premier temps, j’ai trouvé une façon d’envoyer des courriels automatisés sans devoir avoir un abonnement payant à Mailchimp. C’est un peu plus de travail, mais ça fonctionne. J’ai dû cependant réduire le nombre de courriels que j’envoyais. Je ne peux plus envoyer d’extraits aux deux semaines avec cette méthode. J’ai aussi réécrit certains des courriels pour en donner plus aux nouveaux éviscérés. Étape 1 complétée : éliminer les couts associés à l’envoi de courriels en faisant quelques compromis.

De toute façon, c’est bien beau envoyer des courriels automatisés, mais la présence humaine est plus chaleureuse que des machines qui font des actions à notre place. L’envoi mensuel d’Éviscération est tout aussi utile pour faire connaitre notre travail que des messages automatisés. Ces derniers avaient aussi un désavantage. Comme les gens recevaient ces messages automatisés, ceux que j’envoyais manuellement pouvaient à l’occasion arriver le même jour, ce qui entrainait une potentielle surcharge de la boite de courriel des membres, menant à des désinscriptions.

Deuxièmement, comme la marge de profit sur les livres reste modeste, il faut avoir un fort taux d’éviscérés qui deviennent des lecteurs. On rencontre plusieurs fans inconditionnels d’horreur qui s’abonnent à Éviscération, mais pas assez pour compenser les couts publicitaires. Donc, pour 2017, je vais tenter de combiner la stratégie publicitaire avec une autre approche : l’optimisation du contenu sur notre site web. C’est un peu ce qu’on fait avec Éviscération, en envoyant de l’information aux éviscérés tous les mois. Par contre, jusqu’à tout récemment, je ne repostais pas ces textes sur le site de La Maison des viscères.

De nos jours, plus on a de contenu de qualité sur notre site web, et plus il est mis à jour fréquemment, plus les moteurs de recherche comme Google l’aiment. Si Google nous aime, ça amène du trafic gratuit sur notre site, ce qui nous aide à rencontrer de nouveaux lecteurs, avoir de nouveaux abonnés à Éviscération et vendre plus de livres, ce qui permet d’en éditer de nouveaux… et la roue tourne et tourne et tourne.

Cette année, je veux faire cela et encore plus. Oui, plus d’information dérivée d’Éviscération sur visceres.com, mais aussi d’autres articles et peut-être même de la fiction… Cette stratégie fonctionne à plus long terme, mais chaque effort investi paiera éventuellement des dividendes.

Bref, pour 2017, je vais miser sur le contenu. Proposer plus de matériel sur notre site web, dont je ferai la promotion sur les réseaux sociaux. Je ne vais pas écarter la publicité Facebook, car elle a fait ses preuves, ne serait-ce qu’en faisant découvrir La Maison des viscères à plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de lecteurs potentiels. Cependant, je veux mettre en place des moyens plus durables pour la promotion de La Maison des viscères. Je vous tiendrai au courant des résultats !