Métal 2011

Grosse année musicale si j'en crois le nombre d'albums dans cette liste. Beaucoup de bonnes choses, comme vous le lirez ci-dessous. Commençons par le meilleur...

Le meilleur
  • Comment résister à un groupe qui consacre son oeuvre aux monstres simiesques? Avec leur premier album Welcome to boggy creek, les américains de Troglodyte nous proposent de l'excellent death métal. Bring me the head of Yeti!
  • Je suis assez difficile côté rock gothique, mais Undecimber avait assez de torque pour me plaire. L'album Seven nights of sin a beaucoup tourné dans mon lecteur mp3. Accrocheur et rythmé.
  • Le groupe de Québec Deadalean Complex proposait cette année son deuxième album de métal gothique/industriel: A rose for the dead. Un excellent album à mi-chemin entre Cradle of filth et Marilyn Manson.
  • The undergrave experiment, Macabre - Il richiamo delle ombre. Superbe découverte. Doom métal funéraire agrémenté de piano. Une véritable trame sonore de film d'horreur.
  • Belphegor, Blood Magick Necromance. Je m'attendais à du death symphonique, mais ce n'était pas vraiment le cas. Cependant, au fil du temps j'ai été séduit par leur death sombre et extrême. Le vocal est puissant!
  • Et mon album de l'année est ... Fables of the sleepless empire de Unexpect! Si leur album précédent, In a flesh aquarium, repoussait les limites du métal avant-gardiste, leur nouvel opus pousse cette limite encore plus loin en combinant la folie de leur musique avec une approche plus progressive que l'album précédent, révélant ainsi de manière plus explicite la qualité extrême de ces musiciens québécois. Une véritable merveille.
Le reste, en ordre alphabétique
  • 40 watt sun, The inside room. Doom très doux avec un vocal clean. Un bon album.
  • Amorphis, The beginning of times. Encore une fois du Amorphis en manque de vocal death, donc moins intéressant.
  • Anathema, Falling deeper. Anathema reprend de vieilles chansons avec leur style actuel. Pas mauvais. Ça donne surtout envie d'écouter leurs vieux albums.
  • Autopsy, Macabre Eternal. Death old-school. J'aime bien les grognements du chanteur.
  • Blood ceremony, Living with the ancients. Du bon doom à l'ancienne (voir Black Sabbath) par un groupe ontarien. 
  • Blut Aus Nord, 777 - Sect(s). Du métal avant-gardiste que je n'ai pas assez écouté pour pouvoir commenter correctement.
  • Chryst, Phantasmachronica. L'illustration d'album la plus laide de l'année pour un excellent album metal avant-garde.
  • Chthonic, Takasago army. Bon black métal symphonique engagé.
  • Cradle of filth, Evermore darkly. EP qui n'apporte pas grand-chose. Autant réécouter Darkly, darkly venus adversa (que je ne m'écoeure pas de réécouter).
  • Creature Feature, It was a dark and stormy night. Rock gothique au feeling un peu cartoon. Sympatique.
  • Dekadent, Venera: Trial & tribulation. Black métal rythmé.
  • Ebonylake, In swathes of brooding light. Après 12 ans de silence, Ebonylake revient nous hanter avec son black métal dément. Pas aussi terrifiant que le mythique On the eve of the grimly inventive, mais peu de groupes arrivent à atteindre cette ambiance macabre.
  • Esoteric, Paragon of dissonance. Leur album précédent était terrifant. Celui-ci a un feeling un peu progressif. De l'excellent funeral doom.
  • Fen, Epoch. Excellent black métal ambiant à tendance folk. 
  • Fleshgod Apocalypse, Agony. Une surprise magistrale. Du death/black symphonique qui rivalise bien avec Dimmu Borgir et Cradle of filth, en moins gothique.
  • Ghost Brigade, Until fear no longer defines us. Death métal mélodique à tendance doom qui n'a pas retenu mon attention.
  • Heavenwood, Abyss Masterpiece. Métal gothique agréable à l'oreille, mais sans grande personnalité.
  • Kaiju, Unwilling sacrifice. Oh yeah, un groupe de death qui base son oeuvre sur les monstres géants! Production meilleure que Total Monster Apocalypse pour un bon EP.
  • Lord of the lost, Antagony. Rock gothique qui ne m'a pas autant accroché autant que leur album précédent. Il manque un petit quelque chose ici, mais je ne sais pas quoi.
  • Mitochondrion, Parasignosis. Doom métal oppressant (oui, c'est un commentaire positif). 
  • Modern funeral art, Doom with a view. Métal gothique dans le style de Paradise lost. C'est plate!
  • Mononc' Serge, Ça, c'est d'la femme. Derrière son mauvais goût, Mononc' écrit de bonnes tounes accrocheuses.
  • Mournful congregation, The book of kings. Du bon doom.
  • My dying bride, The barghest O'Whitby. EP d'une seule chanson de 27 minutes. Un bonne dose en attendant le prochain album.
  • My dying bride, Evinta. Album classique (dans le sens musique classique) reprenant les thèmes de diverses compositions de My dying bride. L'album est un peu long, avec des passages ennuyeux, mais certaines pièces sont de pures merveilles.
  • Nader Sadek, In the flesh. Death expérimental. Je n'ai pas assez écouté pour pouvoir juger.
  • Netherbird, Shadows and snow. Bon black métal mélodique. Disponible gratuitement sur le site du groupe.
  • Novembers Doom, Aphotic. Encore une fois, Novembers doom propose un excellent album doom. Notons la participation de Anneke Van Giersbergen, ancienne de The gathering.
  • Omnium gathering, New worlds shadows. Excellent death métal mélodique.
  • Opeth, Heritage. Opeth propose un album au feeling progressif. Du bon matériel.
  • Polichinel, Archetype d'une roulette Russe. Pas aussi fort que Face B, mais du bon "rock" gothique au style unique et aux thématiques fortes.
  • Septic Flesh, The great mass. Death métal gothique moins monolithique que l'album précédent, mais tout de même un produit unique.
  • Sirenia, The enigma of life. Je n'arrive pas à vraiment aimer ce groupe, mais The enigma of life reste un bon album de "gothic metal with female vocals".
  • Sopor Aeternus and the ensemble of shadows, Have you seen this ghost? et A strange thing to say. Musique gothique et médiévale chantée par une créature androgyne. J'aime bien.
  • The living fields, Running out of daylight. Doom métal qui ne m'a pas accroché. C'est peut-être à cause du violon qui ne me semble pas très bon, ou mal mixé... Pourtant, ça marchait bien chez My dying bride. Ou peut-être est-ce le vocal clean qui m'endort?
  • The Tragic Tantrum, Mirror, mirror. Musique gothique de style "dark cabaret". J'ai perdu un peu d'intérêt pour le genre cette année, on dirait.
  • The virus, The agent that shapes the desert. Métal avant-gardiste que je n'ai pas vraiment aimé, pour des raisons que j'ignore.
  • Theatre of tragedy, Last curtain call. Après le remplacement de Liv Kristine par Nell, je m'étais toujours demandé ce que ça donnait quand la nouvelle chanteuse s'attaquait à leurs classiques. Cet album live offre la réponse. Le résultat est intéressant, même si la voix de Nell n'est pas aussi agréable que celle de Liv (du moins celle qu'elle avait dans le temps...).
  • Theatre des vampires, Moonlight waltz. Métal gothique que j'ai pris du temps à aimer. Mais maintenant j'aime.
  • Timber timbre, Creep on creepin' on. Folk à tendance gothique. Pas assez dark à mon goût, mais ça a quand même du charme.
  • Ulver, War of the roses. On ne sait jamais à quoi s'attendre avec Ulver. En fait, je croyais que le groupe n'existait plus. Un album doux et à la hauteur du talent de Ulver.
  • Vreid, V. Du doom métal Russe. Un son unique.
  • Wolves in the throne room, Celestial lineage. Encore un bon album de black métal écologiste de la part de ces américains.

Retour sur 2011 : l'année en comics

Je repense aux comics publiés en 2011 et il me semble que j'ai peu de choses à dire. Pourtant, il y a eu plusieurs évènements notables dans le monde des comics cette année, mais n'est-ce pas le cas tous les ans? Peut-être suis-je un peu blasé ou surchargé de lecture? Voyons voir...

Le meilleur de 2011? La même chose que l'année dernière : Locke & Key et American Vampire. Atomic Robo était toujours aussi divertissant.

En ce qui concerne les comics d'horreur, Crossed monte l'horreur d'un cran en racontant son histoire du point de vue d'un psychopathe. Hellraiser capture à merveille l'essence des films et de la novella The Hellbound heart qui l'ont inspiré. Quoi que divertissant, Screamland n'apportait rien de neuf. Hack/Slash n'a rien proposé de nouveau.

Côté G.I.Joe, le titre Cobra reste excellent, mais je suis tanné de Chuck Dixon à la barre de la série principale G.I. Joe. La conclusion de la guerre civile dans l'organisation criminelle Cobra m'a laissé froid.

Chez Marvel, j'ai eu du plaisir à lire Fantastic Four et son spin-off, FF. Jonathan Hickman a toujours des intrigues intéressantes et originales. Il se passe beaucoup de choses dans ce comic. La seule chose que je leur reprocherais c'est toute la pub autour de la mort de Johnny Storm (la torche humaine), qui est bien vite revenu à la vie. Par contre, l'histoire de son retour était logique et appropriée. La nouvelle série Incredible Hulk ne m'a pas trop accroché, surtout à cause de sa trame narrative un peu molle. Par contre, la couverture du numéro 2 était super. Côté X-men, le meilleur titre reste X-Factor. Le titre X-men: Legacy m'a un peu fatigué, avec ses histoires qui commençaient bien mais qui duraient immanquablement deux ou trois numéros de trop. Uncanny X-Force m'a fait jouir avec sa Dark Angel Saga, qui  a envoyé l'équipe de Logan dans l'Age d'Apocalypse, une de mes histoires cultes. C'est un des comics qui m'a fait le plus triper cette année. Le gros X-événement de 2011, le schisme entre Wolverine et Cyclop, m'a laissé un peu froid. Par contre, les deux nouveaux titres maîtres de l'univers des mutants, Wolverine and the X-men et Uncanny X-men ont tous les deux de quoi capter mon attention: l'art de Bacchalo de Wolvie & the X-men et l'étrange intrigue mettant en vedette Sinister dans Uncanny. Reste à voir si ces deux titres garderont mon attention en 2012. Un cross-over avec les Avengers? Zzz...

Avec la réinitialisation de son univers, DC a capté mon attention. Moi qui n'étais pas un fan de leurs comics, j'ai donné une chance à huit de leurs "nouvelles" séries. La meilleure reste pour moi Animal Man, un père de famille aux pouvoirs étranges qui se trouve dans des situations malsaines quand sa fille développe des pouvoirs encore plus bizarres que les siens. Magnifique autant dans l'art que dans le script. Swamp thing aussi est d'un bon intérêt pour le fan d'horreur et d'étrangeté, mais j'ai l'impression que le titre n'atteint pas son plein potentiel. Même si le titre n'est pas mauvais, Justice League Dark n'a pas capté mon attention. Blackhawks ressemble à des G.I.Joe en plus cheap. Justice League, le titre principal de DC, est d'une lecture agréable, même s'il me semble un peu vide. Par contre, il est bourré d'action et les dessins sont super. J'aime beaucoup Aquaman, avec sont héros que personne ne prend au sérieux. La menace des profondeurs a toujours été un de mes plaisirs, alors l'intrigue de Aquaman me plait beaucoup. Dans l'univers Batman, le titre principal (Batman) est sérieux et imaginatif, quoi que parfois un peu lourd. Par contre, Detective Comics, avec son action déjantée, me procure d'agréables moments de lecture. Finalement, Batwoman est un excellent comic. L'art est superbe et l'intrigue est complexe. Cependant, j'étais un peu perdu au début.

En bref, peu de (vraies) nouvelles séries dignes de mention sont apparues en 2011, mais il y a eu une bonne continuation de séries existantes. J'ai peu d'attentes pour 2012, à part peut-être la nouvelle série de Brian K. Vaughan et la grossesse de Kitty Pride...

2011, c'est la fin...

C'est la fin, la fin de l'année! Le temps de bilans.

Pas une année prolifique pour le blogue, mais pour le reste, ce fut une excellente année. Voici les faits saillants de mon année :

Février : Arrivée de notre petite Jordane.
Mai : Défense de ma thèse de doctorat.
Juin : Dépôt final de ma thèse. Je deviens officiellement Frédéric Raymond, Ph. D.
Juillet : Publication de ma nouvelle fantastique "La pire histoire" dans Solaris.
Septembre : Début de mon post-doc sur un nouveau projet.
Octobre : Publication de mon article sur le génome de Leishmania tarentolae.
Novembre : Publication de Agonies, le premier livre de La maison des viscères.
Décembre : Première expérience avec mon nouveau joujou.

À travers tout ça, beaucoup de temps passé en famille et de temps passé à travailler sur la science et sur l'horreur. La prochaine année s'annonce tout aussi occupée, avec de gros projets scientifiques et un nouveau livre pour La maison des viscères. Par contre, je vais essayer de donner un peu plus de temps à mes projets personnels cette année. En 2011, j'ai à peine écrit. J'espère y remédier en 2012. Terminer mon roman d'horreur pour les plus jeunes (j'en suis à ~80%) et finir la réécriture de ma romance gore et de mon roman de science-fantasy. Mon objectif pour 2012 : soumettre au moins un de ces textes à un éditeur.

La part de ténèbre d'un abominable lutin

J'avais 13 ans et j'étais déjà fan de Stephen King depuis quelques années. Est-ce que j'étais content quand mon meilleur ami m'a invité à la première de l'adaptation cinéma de La part des ténèbres? Oh que oui! Je jubilais!

Jusqu'à ce qu'on se présente au cinéma; le film était classé 16 ans et plus.

Le préposé aux billets a quand même été sympathique. Au lieu de nous renvoyer sommairement à la maison, il nous a proposé de voir un film de notre choix. Il y avait bien un autre film d'horreur à l'affiche ce jour-là. Vous devinez lequel?

L'abominable lutin.

Pas que c'est un si mauvais film...

OK, je l'avoue, c'est un très, très mauvais film. C'est cheesy à souhait, les effets spéciaux son minables, l'histoire est ridicule et le lutin n'a aucune crédibilité. Vous dire que j'ai détesté sous-estimerait ma déception.

Mais j'avais tort! En ce qui concerne les films d'horreur de série B, L'abominable lutin se classe parmi les bijoux des années '90. Ce n'est pas pour rien que c'est devenu un film culte et qu'il y a eu cinq suites (dont une dans l'espace et une avec des rappeurs).

C'est mauvais, mais tellement savoureux.

Qui peut résister à un nain déguisé en lutin irlandais meurtrier?



Note: Je n'ai pas été déçu quand j'ai enfin vu, en VHS, La part des ténèbres. Le film s'est classé dans ma liste de films favoris pendant plusieurs années.

Undertow and other laments, de Michael Kelly

La série de livres New Voices of Horror a pour objectif de faire connaitre de nouveaux auteurs d'horreur. L'année dernière, je me suis laissé tenter par les quatre premiers tomes de la série :

Dark Entities, de David Dunwoody
Resurrection House, de James Chambers
Shades of Blood and Shadow, de Angeline Hawkes
Undertow and Other Laments, de Michael Kelly

Jusqu'à présent, j'ai lu Dark Entities et Undertow. Le premier n'est pas mauvais, mais je ne le recommande pas nécessairement, puisque les histoires qu'il contient, sans être mauvaises, manquent d'originalité et de mordant. Par contre, Undertow, de Michael Kelly, est une merveille de littérature.

C'est surtout le style de Kelly, ou plutôt le rythme de son écriture, qui rend ce livre si agréable à lire. L'ambiance des textes et la subtilité des intrigues rendent aussi la lecture de Undertow mémorable. Des nouvelles comme A song of knives, Winter birds, Princess of the night et Undertow vont chercher des émotions intenses de tristesse et de perte, comme peu de textes arrivent à le faire.

"It is late autumn. I'm standing by the window, idly fingering the scar on my right cheek. We all have scars. Some run deeper than others. This ragged scar dimly throbs when it's about to rain. A reminder. That's what scars are. A grim reminder." -- Undertow

Canadien, Kelly est né dans les Maritimes et habite maintenant en Ontario. L'opposition de ces deux régions est particulièrement importante dans ses textes, en particulier dans la nouvelle Undertow, qui oppose l'air salin de l'Atlantique à la grisaille ontarienne. Je pouvais presque sentir l'odeur de l'océan. Des thèmes explorés par Kelly, deux sont récurrents : la grisaille du quotidien et la perte d'un enfant. Son exploitation de ce dernier thème s'avère particulièrement efficace, peut-être parce que je suis moi-même papa...

Je ne crois pas qu'on fasse fausse route quand on qualifie Michael Kelly de nouvelle voix de l'horreur. Il a en effet une voix unique qui saura faire sa place dans le paysage littéraire. Undertow and other laments est un livre que je relirai sans aucun doute.

Ils s'en lacèrent l'abdomen d'impatience!

Après une attente douloureuse qui a vu plusieurs amateurs d’horreur se lacérer l’abdomen d’impatience, La maison des viscères annonce enfin le titre de son premier livre.

Agonies

Une anthologie sanglante composée de trois novellas gore qui vous feront voir rouge.

Au sommaire d’Agonies :

Sam, de Jonathan Reynolds
Amarante, d’Ariane Gélinas
Baptême de sang, de Pierre-Luc Lafrance

Préparez-vous à redécouvrir le visage terrifiant de l’horreur québécoise.



Pour plus de détails, visitez www.visceres.com

Les joies de l'enfance


L'horreur et la rentrée littéraire 2011

Sur mon fil de nouvelles, je vois apparaître de plus en plus d'articles sur la rentrée littéraire 2011. On nous y parle de littérature jeunesse, de polars, de littérature générale, mais pas de littérature d'horreur. Je vous propose donc cette petite revue de l'horreur québécoise prévue pour l'automne 2011.

Commençons par les gros canons. Le 3 novembre, Patrick Sénécal nous proposera le premier tome de sa série d'horreur humoristique trash, Malphas: Le cas des casiers carnassiers. Enfin un retour de Sénécal à une horreur moins existentialiste! Encore aux éditions Alire, il semblerait que le nouveau roman d'Éric Gauthier, Montréél, sera publié cet automne.

Après avoir réédité Trépanés ce printemps, Le quartanier publiera une nouvelle édition d'un autre roman de Patrick Brisebois: Chants pour enfants morts.

Claude Bolduc aura une nouvelle au sommaire de l'anthologie d'histoires de fantômes à la britannique Ghost stories, publié en France aux Éditions Asgard.

Les plus jeunes aussi pourront lire quelques romans terrifiants. La collection Zone Frousse, aux Éditions Z'ailées, s'enrichira de quatre titres : Il était une… dernière fois, de Richard Petit, La plus longue nuit d’Amy Lachapelle, Mes parents, des monstres? de Jonathan Reynolds et Les eaux troubles du lac Bleu de Yanik Comeau. Mathieu Fortin libérera encore une fois les zombies sur le monde, cette fois dans un livre-enquête, Les morts ont marché, aux éditions Caractère.

Et finalement, parce que j'ai gardé le plus sanglant pour la fin, c'est cet automne que La maison des viscères publiera son premier triptyque gore, un recueil de trois novellas d'horreur par Ariane Gélinas, Jonathan Reynolds et Pierre-Luc Lafrance. Ce projet, mis sur pied par Alamo St-Jean et moi, veut déchaîner l'horreur sur le monde littéraire québécois. Pas de limite. Pas de compromis. De l'horreur comme on l'aime. Restez à l'affût...

J'espère que ce billet était exhaustif, mais je serais heureux de découvrir que ce n'est pas le cas. Écrivez-moi si j'ai oublié de mentionner une oeuvre d'horreur publiée cet automne!

Un moment Jeunauteur

S'cuzez, j'dessine vraiment mal, mais j'pouvais pas résister à créer cette petite vignette inspirée d'une expérience d'écriture récente et de la bd québécoise Jeunauteur de Stéphane Dompierre et Pascal Girard.

Sans plus d'introduction, voici mon moment Jeunauteur de la semaine...


Yep, parfois (souvent), c'est con d'même régler les problèmes d'un manuscrit.

La pire histoire dans Solaris

Bientôt en librairies, le numéro 179 de Solaris, dans lequel vous pourrez lire ma nouvelle fantastique La pire histoire. En voici un extrait :

L’odeur saline du Bas-St-Laurent titillait les narines de Jeffrey et ramenait à sa mémoire des souvenirs enfouis depuis des lustres. L’air froid caressait son visage alors que sa voiture roulait à vive allure sur la route en montagnes russes qui menait au village. Le véhicule, montant et descendant, produisait dans son bas-ventre une sensation qui le faisait rire quand il était enfant. Les champs étaient encore jaunis de leur séjour sous la neige, mais cette dernière avait presque disparu. Çà et là, quelques traînées de neige sale persistaient, mais leur fonte ne saurait tarder. La route n’était pas aussi longue que dans ses souvenirs. Peut-être parce que, à l’époque, il avait hâte d’arriver à la maison familiale où avait grandi son père. Mais c’était peut-être aussi parce que, cette fois, ce qu’il devait y accomplir créait en lui une angoisse que ni la beauté du paysage ni la nostalgie ne parvenaient à atténuer.

L’embranchement en T arriva trop vite et Jeffrey resta un instant arrêté avant de tourner. Il n’était pas prêt à revoir l’église qui apparaîtrait à sa gauche, le magasin général qui se profilerait à sa droite et, surtout, la maison blanche, avec sa galerie à deux escaliers et la porte secondaire condamnée sur le côté. L’éclairage indigo produit par un ciel troublé donnait une allure irréelle au décor. Le cœur battant, Jeffrey sortit de son inertie et appuya sur l’accélérateur. Quelques minutes plus tard, il garait sa voiture dans l’allée longeant la maison.

Jeffrey sortit de sa voiture. Il longea le mur extérieur de la maison familiale, dont la peinture écaillée des bardeaux de bois jurait avec la splendeur dont il se souvenait. Cependant, ce qui le perturba le plus fut la vue de la maison d’à côté, la maison de Sarah.

Pour voir le sommaire du numéro, visitez le site de la Revue Solaris.