Hellraiser: Inferno

Hellraiser: Inferno met en scène un policier aux moeurs discutables qui, au cours d'une enquête, découvre la boîte de Lemarchand. Après avoir résolu le casse-tête de la boîte, il se voit plongé dans un indicible cauchemar.


Ayant trouvé les cinq derniers volets de la franchise Hellraiser (qui en compte jusqu'à présent 8, bientôt 9) à rabais dans un grand magasin d'électronique, je n'ai pas hésité une seconde avant de les acheter. Pourtant, j'avais peu d'espoir concernant la qualité de ces films. Les deux premiers volets de la série, Hellraiser et Hellraiser: Hellbound comptent parmi mes films d'horreur favoris. Le troisième était une intéressante pièce d'effets spéciaux et le quatrième un navet plein de potentiel inexploité qui a quand même beaucoup apporté à la franchise (et il a une place toute spéciale dans mon coeur de fan facile à convaincre). Des volets suivants, j'ai entendu peu de bien.

C'est sans trop d'attentes que je me suis assis devant Inferno, le cinquième de la série. Ma première impression fut celle d'un film policier au rythme lent. Une fois la boîte ouverte, on reste dans le même ton, mais l'horreur s'immisce peu à peu dans les perceptions du policier, jusqu'à ce qu'il bascule dans une folie infernale. Le ton mystérieux du film est supporté par des scènes sanglantes plus souvent suggérées que montrées. Pourtant, certaines images sont un peu dérangeantes et le visuel de quelques scènes m'a fait penser à Silent Hill, mais avec des effets de moins bonne qualité. Vu le budget réduit du film, je suis enclin à le leur pardonner. La descente aux enfers du policier et la manière dont il questionne sa santé mentale m'ont bien plus. Bref, un bon moment de cinéma d'horreur sans prétention.

Reste à discuter comment ce film s'insère dans la mythologie créée par Barker. À l'exception de quelques nouveaux cénobites, il n'y a rien de nouveau en Enfer. Inferno représente plutôt une anecdote dans l'histoire de Pinhead et de la boîte servant à l'incanter. Quant au maître cénobite lui-même, sa présence est justifiée et correctement amenée, même si ce n'est pas fait de manière particulièrement originale. Tout au long du film, le policier cherche à retrouver "l'ingénieur", un clin d'oeil intéressant à la mythologie de Hellraiser. La principale critique que je ferais du film, c'est qu'il y manque l'élément de désir qui est intrinsèque à la franchise. Oui, les cénobites font souffrir, mais ils ne font pas souffrir pour punir, ils font souffrir parce que c'est leur façon de vivre. Dans Inferno, Pinhead aurait très bien pu être remplacé par un Diable cornu et la même histoire aurait aisément pu être racontée. L'ouverture de la boîte, plutôt que de mener à un monde de plaisir par la souffrance, mène le policier à une punition éternelle à cause de ses mauvaises actions. Sur cet aspect, l'essence de Hellraiser n'est pas respectée.

Malgré ses défauts, Hellraiser: Inferno est un ajout intéressant à la série, même s'il ne respecte pas parfaitement le matériel original. C'est un film d'horreur de qualité moyenne, voir faible, mais le fan d'horreur généreux pourra passer un bon moment à le visionner.

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