Le loup du sanatorium, de Mathieu Fortin

Mais ce qu'il est mignon ce petit roman d'épouvante ! Brève et directe, cette histoire de loup-garou de 72 petites pages rappelle les histoires classiques de lycanthropes. C'est en fait une histoire tellement classique que ça en fait une bête plutôt rare. Plusieurs petits ajouts à la mythologie du loup-garou ajoutent une valeur ajoutée à l'histoire, qui est tissée très serrée. Les scènes de combat entre les créatures sont sanglantes et cinématiques, ce qui fait la force de ce roman. Cependant, j'aurais apprécié plus de profondeur dans les dialogues et l'introspection du narrateur. Certains personnages meurent alors que je n'ai pas eu le temps de m'attacher à eux, ce qui est plutôt triste, car un roman d'horreur dans lequel on ne s'attache pas aux personnages peu difficilement atteindre son plein potentiel. Au final, Le loup du sanatorium ne révolutionne pas le genre, mais procure quand même une belle petite heure d'horreur lycanthropique.

Pour d'autres histoires de loup-garou, voir les romans de Ray Garton ou, pour les amateurs de BD, le plus récent Dead of night : Werewolf by night, qui était excellent.

1 commentaire:

  1. Merci pour ce compte-rendu de lecture, c'est bien apprécié!

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