Parasomnia

Laura Baxter souffre d'une condition très rare, la parasomnie. À cause de cette maladie, elle passe la majeure partie de son temps endormie dans un hôpital psychiatrique. Quand Danny, un jeune homme idéaliste, visite l'hôpital, il découvre par hasard l'existence de Laura, dont il tombe amoureux. Ce qu'il ignore, c'est que Byron Volpe, un hypnotiseur psychopathe enfermé dans la chambre adjacente à celle de Laura, est aussi amoureux d'elle.

Puisqu'il est réalisé par William Malone (House on haunted hill et FeatDotCom), on aurait pu s'attendre à ce que Parasomnia s'avère être un autre film d'horreur médiocre pour les adolescents. L'entrevue que Malone a donnée a Fangoria m'ayant intrigué, j'ai donné une chance à ce film dont le visuel semblait intéressant, avec des relents de Saw et de Hellraiser. Malgré le l'intérêt discutable de certains autres films de Malone, on ne peut nier que certaines scènes d'horreur de ces films sont très réussies. Comme il s'agit d'un projet personnel de Malone, il a pu appliquer sa vision à tout le film, loin des studios qui bousillent la vision des réalisateurs.

Parasomnia est un amalgame d'éléments cools formant une histoire qui, sans être exceptionnelle et malgré quelques lacune, tient la route. Le fond est une histoire d'amour, avec quelques scènes touchantes. À elle seule, elle aurait pu supporter une comédie romantique. On peut ajouter à cela l'univers onirique de Laura, qui a un visuel intéressant malgré la qualité moyenne de l'infographie. C'est le dernier élément, l'hypnotiseur Byron Volpe, qui fait basculer le tout dans l'horreur. En plus d'être amoureux de Laura et d'être très jaloux de la relation qu'elle développe avec Danny, il a une puissance digne d'un personnage de comic book. Dès que vous croisez son regard, vous êtes sous son emprise, enclin à commettre des meurtres sanglants qui sont, soit dit en passant, très réussis. C'est lors de la confrontation finale entre Volpe et Danny que l'ambiance du film atteint son apogée. Le visuel de cette dernière scène est superbe, de même que la musique.

La principale critique que je ferai de Parasomnia est que son intrigue est un peu dure à suivre. Les liens entre certains éléments, entre autres les flashbacks et le temps présent, ne sont pas suffisamment clairs et ça force le spectateur à extrapoler des éléments dont la nature devrait être mieux décrite. L'aspect policier du film (eh oui, il y a un aspect policier) reste plus ou moins pertinent, même s'il amène une séquence mémorable à la fin. C'est quand même agréable de retrouver Jeffrey Comb dans le rôle du détective.

Sans révolutionner le cinéma d'horreur, Parasomnia s'avère être une production indépendante de qualité. L'imaginaire visuel du film reste une de ses forces, de même que les scènes sanglantes, qui sont bien placées et très gore. Le rythme lent du film ne plaira peut-être pas à tous, mais de mon côté j'ai bien aimé.

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