Seduth, de Clive Barker

Les offrandes de Clive Barker sont rares et encore plus rares sont celles qui rappellent ses Livres Sang. Publié chez IDW, le comic Seduth représente une sorte de retour aux sources pour Barker. Pas dans le sens qu'on y retrouve le côté sanglant et horrifiant propre à ses premiers écrits, mais que cette histoire a une trame narrative ressemblant à un concept de roman plutôt qu'à une histoire comme tel. À l'instar de Down, Satan!, qui raconte avec brio les grandes lignes de la vie d'un riche homme d'affaires qui cherche à attirer l'attention de Satan lui-même, Seduth raconte les grandes lignes de la vie d'un homme qui libère une maladie mortelle sur le monde à cause de sa cupidité. Le thème de l'histoire est plus métaphysique que concret et inclut une discussion avec des êtres infernaux.

Ce n'est pas la meilleure histoire du monde et, à ce que j'en comprends, le script a été rédigé par Chris Monfette à partir de notes de Clive Barker. La prose magique de Barker est donc quasi absente, mais l'essence de sa vision du monde est là.

D'un autre côté, je dois avouer que l'intérêt pour ce comic est surtout graphique, avec les superbes dessins de Gabriel Rodriguez, transformés en images 3D par Ray Zone. Le 3D n'est pas époustoufflant, mais l'effet sur certaines pages est fascinant.

Et finalement, l'image de la couverture B (voir l'image ci-dessus) a été peinte par Barker lui-même, ce qui ajoute un attrait supplémentaire à ma copie de Seduth. J'aime beaucoup l'art de Barker. Pour un plus large éventail de son art, feuilletez ses romans Abarat, qui contiennent plusieurs de ses peintures.

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Tant qu'à parler de Clive Barker, voici une Master-Class qu'il a donnée récemment lors d'un congrès. Je n'ai pas été particulièrement époustouflé par ses propos, entre autres ceux concernant la nature torturée des artistes, mais son anecdote finale était plutôt touchante et montre la force de l'imagination sur la motivation des gens et sur le désir de vivre.

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